14 juin - 17 juin 2016

S09

Apports exogènes et origine de la vie (Salle 110)

Le présent atelier a pour double objectif de déterminer : - dans quels environnements astrophysiques la matière extraterrestre a pu se former, évoluer et peut être directement observée, - en quoi cette matière peut être considérée comme une source de matière organique ayant pu jouer un rôle dans la mise en place d’une chimie prébiotique précédant l’émergence du vivant sur des planètes telluriques comme cela a été le cas sur la Terre primitive, le seul exemple connu à ce jour et devant servir de modèle de référence pour une approche scientifique cadrée.

Contactez gregoire.danger@univ-amu.fr si vous avez des questions à propos de cet atelier.

Jour 1

Thème 1

Les molécules organiques dans le milieu interstellaire

14:00-14:25 Cécile Favre : Les molécules organiques (complexes) dans les régions de formation d’étoiles massives et peu massives
14:30-14:55 Fabrice Duvernay : Formation des molécules organiques complexes par des processus radicalaires dans les glaces interstellaires/cométaires

Thème 2

Du milieu interstellaire aux systèmes planétaires

15:00-15:25 Edwige Chapillon : Evolution de la matière au sein de disques protoplanétaires
15:30-16:0 Pause café
16:00-16:25 Rosario Burnetto : Irradiation ionique de la matière organique de la nébuleuse solaire à la surface des petits corps

Thème 3

La matière organique au sein du système solaire

16:30-16:55 Louis d'Hendecourt : Importance des glaces extraterrestres
17:00-17:25 Corentin le Guillou : Quelle évolution de la matière organique lors de l'hydrothermalisme astéroïdal?
17:30-17:55 Zita Martins : Soluble Organic Matter in Primitive Carbonaceous Meteorites, and its Relationship to the Origin and Evolution of Prebiotic Organic Matter

Thème 4

Quel rôle dans l'émergence de systèmes biochimiques

18:00-18:25 Grégoire Danger : Quel type de matière exogène disponible pour une auto-organisation de la matière

L'ensemble des systèmes biochimiques présents à la surface de la Terre ont comme atomes principaux C, H, N, O, S et P. Ces six atomes forment un ensemble de molécules organiques telles que les protéines des systèmes métaboliques, les lipides des membranes ainsi que les acides désoxy- ou ribonucléiques pour le matériel génétique et l’ATP pour la conversion énergétique. Ces structures macromoléculaires sont formées pour la plupart d'un assemblage de sous-unités tels que les acides aminés pour les protéines ou les nucléotides, entre autres constitués de sucres tels que le ribose pour les ARN ou ADN. Les briques élémentaires du vivant sont donc les acides aminés, les sucres et les bases nucléiques auxquelles on peut associer un niveau de complexité supérieur, les nucléotides. Lorsque l'on s'intéresse à l'origine de la vie, une des questions essentielle à résoudre est d'essayer de comprendre comment ces sous-unités ont pu se former et interagir au sein de systèmes chimiques particuliers qui ont mené au travers une étape de sélection encore non élucidée à une évolution prébiotique ayant permis la formation des macromolécules fonctionnelles du vivant. Plusieurs hypothèses sont avancées quant à leur origine. La première est endogène et correspond à l’ensemble des processus atmosphériques et géochimiques qui ont pu mener à la formation de ces sous-unités sur la Terre primitive. L'autre hypothèse concerne un apport exogène de matière organique, c'est-à-dire une matière organique déjà complexe et variée formée en dehors de l'environnement primitif de la Terre. La matière organique basée, pour l’essentiel sur les éléments CHON (S et P étant plus difficiles à caractériser) est largement répandue dans notre Univers. Elle peut être observée dans de nombreux environnements astrophysiques par radioastronomie ou spectroscopie infrarouge, mais aussi dans notre Système Solaire au sein des corps interplanétaires que sont les comètes ou astéroïdes. Ces derniers donnent des échantillons météoritiques accessibles à des analyses performantes dans le domaine de la chimie analytique, une matière organique aussi présente à la surface des planètes telluriques et des satellites des planètes géantes en particulier. Ainsi donc s’ouvre devant nous une thématique particulièrement interdisciplinaire où les observations astronomiques sont confrontées aux approches dues à la chimie analytique, et où la chimie organique la plus sophistiquée intègre le champ de l’astrochimie, dans un contexte aussi bien " interstellaire " (PCMI) qu’ "interplanétaire et planétaire " (PNP). C’est la raison d’être de cet atelier interdisciplinaire proposé lors des journées de la SF2A 2016.


e-posters pour cette session

EGAL AurianeAnalyse de différentes méthodes couramment utilisées pour calculer les trajectoires des météoresfile not uploaded