14-17 mai 2019

S11

Faire de l'astrophysique avec les ondes gravitationnelles

Contact

Astrid Lamberts (Astrid.lamberts@oca.eu), Chiara Ferrari, Sylvain Chaty, Susana Vergani

Description

L’ère des ondes gravitationnelles a véritablement commencé, avec une dizaine de coalescences de trous noirs détectés par LIGO/Virgo et une première détection d’étoiles à neutrons qui a motivé un suivi électromagnétique à travers tout le spectre. Les trous noirs présentent des masses étonnamment élevées, qui chamboulent notre vision de l’évolution des étoiles massives binaires et leurs explosions finales et suggèrent une formation dans un environnement de métallicité faible. Nous avons eu la confirmation que les étoiles à neutrons sont à l’origine de sursauts gamma courts et d’éléments issus du processus-r. Nous avons également posé de nouvelles contraintes sur leur équation d’état mais également des paramètres cosmologiques ou de physique fondamentale.
Mais nous ne sommes qu’au début de l’exploration de ce nouvel espace de découvertes. La phase d’acquisition de données O3 va durer un an, et devrait fournir le premier échantillon statistique des binaires de trous noirs, permettant ainsi de discerner leur origine (binaire ou amas stellaire) et apporter de nouvelles contraintes sur la formation stellaire globale. Des efforts très importants sont faits pour le suivi multimessager de quelques coalescences d’étoiles à neutrons donneront de nouvelles informations sur les écoulements relativistes autour du vestige final et révèleront la connexion avec la galaxie hôte. Et peut-être nous découvrirons de nouveaux types de systèmes.
Bientôt, d’autres domaines de fréquence deviendront accessibles. La chronométrie des pulsars, devrait détecter le fond diffus du aux trous noirs les plus massifs au coeur des galaxies. La coalescence des trous noirs supermassifs de masse plus faible au cours de toute l’histoire cosmique sera détectée avec la mission LISA, dévoilant ainsi comment les trous noirs se forment et croissent au coeur des galaxies. LISA détectera également des dizaines de milliers de naines blanches dans la Voie Lactée voire les satellites proches, proposant ainsi une nouvelle façon de déterminer sa structure. Le retour scientifique des toutes ces détections sera accru par un dialogue constant avec l’astronomie électromagnétique dans plusieurs disciplines: astrophysique des hautes énergies, évolution stellaire, formation stellaire au cours de l’histoire cosmique, noyaux actifs de galaxie, enrichissement chimique pour n’en citer que quelques-uns.
Le but de cet atelier transdisciplinaire est de montrer à l’ensemble de la communauté astrophysique comment leur science pourra être enrichie par les détections d’OG, et vice versa.

Programme

Présentations invitées (I) : 20 min+ 5 min de questions
Présentations contribues (C) : 12 min +3 min de questions
Après midi, salle 1B12
14:00-14:05 Ouverture de l'atelier
14:05-14:30 Tania Régimbau (I) : Implications des détections LIGO/Virgo pour le fond astrophysique d’ondes gravitationnelles
14:30 - 14:55 Vanessa Hill (I) : Enrichissement chimique du aux coalescences d'étoiles à neutrons : le processus-r sous toutes ses coutures
14:55-15:20 Alexis Coleiro (I) : L'astrophysique haute énergie à l'heure du multimessagers
15:20 - 15:35 Karelle Siellez (C) : L'implication des nouveaux taux de coalescences d'étoiles à neutrons sur le suivi électromagnétiques des ondes gravitationnelles
15:35-15:50 Olivier Minazzoli (C) : GW-GRB 170817 et le principe d'équivalence
15:50 -16:20 PAUSE CAFE
16:20 - 16:45 Jean-Luc Atteia (I) : SVOM et l'astronomie multimessagers PDF presentation
16:45-17:10 Fabrice Martins (I) : L'évolution des étoiles massives et les systèmes binaires progéniteurs d'ondes gravitationnelles
17h10-17h25 Bertrand Chauvineau (C) : Singularités nues en théories tenseur-scalaire
17:25 -17:40 Félix Mirabel (C) : The formation of stellar black holes. A confirmer
17h40-18h Discussion

 
ype,$year); ?>