14-17 mai 2019

S10

Spécificité et généricité de notre Système Solaire dans un contexte astrobiologique (SFE)

Contact: Louis d'Hendecourt (PIIM/SFE) ldh@ias.u-psud.fr.

La vie, telle que nous la connaissons actuellement sur la Terre, est indéniablement l’aboutissement d’une suite (virtuellement infinie?) de processus contingents, le hasard, dont l’importance relative est impossible à connaître et surtout à quantifier. Toutefois, il est raisonnable, dans une démarche scientifique, de penser que l’émergence du vivant est la conséquence inéluctable d’une loi naturelle, la nécessité, fortement encadrée au départ par des processus et contraintes proprement astrophysiques et planétologiques.

En 1995, la découverte de la première exoplanète, rapidement suivie par des milliers d’autres et la prédiction statistique de la présence de milliards de planètes dans notre Galaxie, va poser rapidement le problème de l’ubiquité possible de la vie et d’une distribution large de celle-ci dans notre univers. Toutefois, il est très vite apparu, de par le développement des observations, qu’aucune planète (ou système planétaire) n’est strictement identique aux autres. Les planètes telluriques de notre propre système mais aussi les satellites Galiléens de Jupiter, en donnent d’ailleurs des exemples bien connus. Le simple adjectif identique mériterait d'ailleurs une définition à l’échelle d’une approche astronomique globale. La question posée est bien celle de la spécificité de notre Système Solaire et de l’importance de cette spécificité dans l'interrogation centrale sur la présence de la vie ailleurs, en se limitant, autant que possible, et pour cet atelier, aux caractéristiques connues de notre système solaire telles que la présence de planètes telluriques, le rôle des géantes gazeuses, la formation du système solaire et la migration des planètes, la zone habitable définie par la présence d’eau liquide en surface, la présence de nombreux petits corps (astéroïdes, nuage de comètes de Oort et ceinture de Kuiper) et les caractéristiques planétaires plus générales (présence d’un champ magnétique, d’atmosphère et d’activité tectonique, rôle des satellites...). Cet atelier se propose donc de poser la question de la spécificité de notre Système Solaire dans l’extraordinaire zoo galactique défini par l’ensemble très mouvant des caractéristiques observées des exoplanète et/ou prenant en compte la modélisation des systèmes planétaires et de leur primo-évolution, celle de la structure interne des planètes telluriques de masses données, de leur présence dans la zone habitable et de l’essentiel de leurs caractéristiques physique de premier ordre. Cet atelier essaiera de relier ces caractéristiques physiques aux phénomènes possiblement liés à la mise en place de conditions d’apparition de la vie (CAV) à la surface d’une planète tellurique.

Nous nous proposons d’inviter un petit groupe (5/6) de spécialistes des primo-évolutions des systèmes planétaires et des planètes, à exposer leur point de vue par des exposés originaux et/ou de synthèse sur la spécificité ou de la généricité de notre Système Solaire dans une perspective astrobiologique large. Nous essaierons aussi de faire appel à un historien/épistémologue des sciences concernant ce sujet. Finalement, une discussion finale est prévue entre la salle et les intervenants de cet atelier.

Après-midi du Mercredi 15 Mai 2019
Modératrice: Cyrine Nehmé (NDU, Beyrouth, Liban et AIM-CEA)
2pm-2:30pm Alexandre Santerne (LAM, Marseille) : La recherche d’autres mondes : quelles leçons pour l’astrobiologie? PDF presentation
2:30pm-3pm Martin Turbet (Observatoire de Genève, Suisse) : Que peut on apprendre de la caractérisation des petites planètes tempérées en orbite autour d’étoiles froides ?
3pm-3:30pm Alessandro Morbidelli (OCA, Nice) : Les trois chances du système solaire
3:30pm-4pm Thomas Ronnet (Observatoire de Lund, Suède) : Le système Galiléen est-il vraiment un archétype de la formation de lunes autour de planètes géantes
4pm-4:30pm Pause Café
4:30pm-5pm Alexis Bouquet (LAM, Marseille) : Les mondes habitables sont ils rares dans notre Système Solaire ?
5pm-5h30pm Benjamin Charnay (LESIA, Paris): La Terre est-elle un bon exemple de planète habitable et habitée?
5h30pm-6pm Danielle Briot (Observatoire de Paris: Du Système Solaire aux Exoplanètes : considérations historiques et épistémologiques PDF presentation
6pm-6h30pm Louis d’Hendecourt (SFE): Discussion générale avec les orateurs : Définir a priori l’habitabilité d’une planète a-t-il un sens?

e-posters pour cette session

Bendjoya PhilippeIs there Life on Earth ?file not uploaded
PESQUEIRA AlbaLoss of Io’s early massive atmosphere from extreme-ultraviolet heating: implications for a putative primordial oceanfile not uploaded
DELCAMP SimonStudy of Enceladus’ ocean composition in regard to last Cassini measurementsfile not uploaded
ANDERSON SarahThe role of ice lines in the composition of Saturn's moonsfile not uploaded
LEVESQUE MaëvaImplementation of high-pressure phases of water ice in the Marseille Super-Earth interior modelfile not uploaded
NAAR JosephWater content of close-in ocean exoplanetsfile not uploaded
BOUQUET AlexisThe role of clathrate trapping in the composition of Europa’s oceanfile not uploaded
NEHME CyrineDetecting phase curve in K2 Datafile not uploaded
PEPINO RaphaëlThe asymmetry of lifefile not uploaded
 
ype,$year); ?>