Message SF2A No 1192 – 06/07/26
- Workshop Cesam2k20 IV: Modelling of the components of a multiple stellar system with exoplanets, Novembre 19-20, 2026, Meudon (France)
- Décès d’Annie Baglin
- Un minilivre à télécharger sur les éclipses
- Le numéro d’été du magazine de la SAF l’Astronomie est paru
1. Workshop Cesam2k20 IV: Modelling of the components of a multiple stellar system with exoplanets, Novembre 19-20, 2026, Meudon (France)
In order to strengthen the community of users around the Cesam2k20 public stellar evolution code, we are organising a third workshop which will take place on 19-20 November 2026, at the Meudon site of Paris Observatory for *30 participants*. The workshop website is now open: https://cesamworkshop4.sciencesconf.org.
This year’s edition will explore various aspects of the modelling illustrated with the binary system with exoplanet TOI 858. Expert and novice users of Cesam2k20 are welcome and part of the workshop will be dedicated to installing and getting to grips with the code.
This workshop is intended for all communities using stellar models (stellar physics, exoplanets, disks, physics of the Milky Way and of galaxies, etc.). We can provide (partial) financial support for people travelling from distant locations or whose laboratory is unable to fund the full cost of their attendance. When examining applications, the SOC will be particularly attentive to potential biases in the allocation of grants.
We hope to see many of you there!
The deadline for funding applications is the 4h September 2026 (midnight).
Registrations will be open from the 24th June 2026 to the 2nd October 2026 (midnight).
The number of places is limited to 30 participants, so please register as soon as possible.
SOC: Y. Lebreton; L. Manchon; J. P. C. Marques; M. Deal; T. Guillot; D. Lu; L. Gauvrit; M. Vidal; R. Odant
Transmis par Luis Manchon
2. Décès d’Annie Baglin
C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès d’Annie Baglin.
Annie a débuté sa carrière en astrophysique par une thèse sur l’évolution des étoiles dégénérées chaudes dirigée par Evry Schatzman et soutenue en 1967 à l’Institut d’Astrophysique de Paris.
Entrée au CNRS en 1968, elle passe de l’IAP à l’Observatoire de Nice l’année suivante. Là, pendant près de vingt ans, elle a continué ses travaux théoriques explorant la structure interne des étoiles.
Pendant cette période, elle s’intéresse au développement des codes d’évolution stellaire, intérêt qui l’a conduite dans les années 80 à promouvoir le développement du code français CESAM au sein du GdR 131 Structure Interne. Elle a également à cette époque initié les écoles de structure interne, écoles d’automne qui ont perduré sous la forme actuelle des Ecoles Evry Schatzman du PNPS.
Très vite, elle a perçu les pulsations stellaires comme une source d’information prometteuse pour l’étude de la structure interne des étoiles. Elle a alors encadré plusieurs thèses dans ce sens et collaboré à des projets d’observation des pulsations stellaires au sol. Elle s’est également rapprochée de l’équipe du DESPA à l’Observatoire de Paris, qui défendait le besoin d’observations depuis l’espace.
Dans les années 80, elle s’enthousiasme également pour la mission spatiale Hipparcos de l’ESA, première mission spatiale d’astrométrie au monde et elle participe à l’élaboration de son catalogue d’entrée sous la houlette de Catherine Turon.
En 1988, elle rejoint l’Observatoire de Paris à la tête de l’équipe structure interne du DASGAL et remplace Françoise Praderie pour porter le projet EVRIS, expérience de sismologie stellaire programmée pour observer pendant le trajet à bord de la sonde russe MARS96 destinée à l’exploration martienne.
En 1996, EVRIS est lancé…et aussitôt perdu, mais Annie remotive la communauté autour du projet spatial de sismologie stellaire CoRoT. Sous sa houlette et après avoir franchi de nombreux obstacles, CoRoT voit son programme s’enrichir pour devenir la première mission spatiale de recherche d’exoplanètes par transits impliquant désormais non seulement l’Observatoire de Paris, mais aussi le LAM à Marseille, l’Observatoire de Toulouse, l’Observatoire de Nice, l’IAS et plus de vingt instituts d’Europe et du Brésil. CoRoT est finalement acceptée et lancée en 2006 avec le succès qu’on lui connaît.
Annie a ainsi été un pilier majeur du développement de la sismologie stellaire à l’Observatoire de Paris, au DASGAL, puis au DESPA et au LESIA. La mission CoRoT, qu’elle a portée au niveau international, a été une réalisation majeure du CNES et des agences internationales partenaires. C’est CoRoT, lancé en 2006, qui, sous la conduite d’Annie Baglin, a véritablement constitué le point de départ de la sismologie stellaire spatiale et de la recherche d’exoplanètes par transits depuis l’espace. En défendant (bec et ongles!) puis en dirigeant le projet CoRoT, Annie a contribué à développer et structurer une communauté nombreuse et dynamique fortement ancrée en Europe.
Jusqu’en 2018, après son départ en retraite et son éméritat, Annie a travaillé à valoriser l’héritage de CoRoT et à préparer le futur.
L’héritage d’Annie apparaît clairement aujourd’hui dans la mission PLATO dans laquelle on retrouve un grand nombre de partenaires Européens ayant contribué à l’aventure CoRoT. La communauté française perpétue l’élan insufflé par Annie, avec une implication importante dans ce consortium international et, clin d’oeil aux débuts d’Annie, dans l’apport majeur que le code public de structure interne et d’évolution stellaires Cesam2k20 est aujourd’hui pour la mission.
Au-delà de ses propres recherches, Annie a également joué un grand rôle dans la gestion et le pilotage de l’astrophysique en France: directrice du laboratoire DASGAL à l’Observatoire de Paris, membre de la Section 14 du CNRS, vice-présidente du Conseil Scientifique de l’Observatoire de Paris. Et dans toutes ses activités, Annie a aussi toujours eu à cœur de soutenir et encourager les jeunes femmes dans la voie de la recherche.
Toutes celles et tous ceux qui l’ont côtoyée dans ses nombreuses et diverses activités, professionnelles ou extra-professionnelles, se souviendront avec émotion de son enthousiasme, son énergie et de ses immenses qualités humaines. Nous sommes très nombreux à nous sentir privilégiés de l’avoir eue comme collègue et comme amie, et à avoir bénéficié, à un moment ou un autre de notre carrière, de son soutien et de son exemple.
Au nom de cette large communauté nationale et internationale, nous souhaitons témoigner notre sympathie à sa famille, à Jérôme son fils, à ses petits-enfants, à son frère Gérard.
Transmis par Claude Catala, Marie-Jo Goupil, Yveline Lebreton, Eric Michel
3. Un minilivre à télécharger sur les éclipses
Dans la collection TUIMP (The Universe In My Pocket) disponible sur www.tuimp.org on trouve au numéro 28 un minilivre sur les éclipses. Il suffit de le télécharger au format pdf, de l’imprimer recto-verso sur une feuille A4 et de le monter comme un origami. Il est disponible en français, anglais, espagnol et quelques autres langues. A partager avec vos enfants, amis, et collègues!
Transmis par Grazyna Stasinska
4. Le numéro d’été du magazine de la SAF l’Astronomie est paru
Le numéro d’été (n°206) du magazine de la SAF l’Astronomie est paru. Ce numéro de 82 pages commence par les « Actualités ». T. Encrenaz (OP) présente deux exoplanètes géantes dans un disque protoplanétaire, et J. Borg (IAS) de nouvelles molécules organiques identifiées dans les boues du cratère Gale de Mars. Dans le Zoom, S. Collin-Zahn revient sur les essais de communication avec des civilisations extraterrestres et sur le signal radio, nommé Wow, du 5 août 1977, jamais reproduit et toujours inexpliqué.
Puis vient un dossier « Éclipse » entièrement consacré aux éclipses de Soleil, totales ou partielles et aux occultations. F. Mottez (OP) présente l’éclipse de Soleil par la Lune lors de la mission Artemis II. M.C. Paskoff (SAF) décrit ce qui pourra être vu le 12 août de France et donne des conseils pratiques. A.Sallez présente les caractéristiques générales de l’éclipse du 12 août. E.Pariat (THEMIS, Tenerife, Espagne et CNRS, Paris, France) décrit la couronne solaire structurée par le champ magnétique et évoque sa remontée de température. T. Encrenaz montre à quel point transits, éclipses et occultations sont une mine pour les astrophysiciens. D. Rouan (OP) nous rappelle les travaux de B. Lyot qui a mis au point le premier coronographe solaire en 1931, puis la coronographie stellaire à la recherche d’exoplanètes. Il montre comment, peu à peu, les observateurs ont pu obtenir une image de ces exoplanètes de moins en moins floue.
Côté observations M.C. Paskoff évoque la durée du crépuscule. Gilles Sautot, E. Evrard et G. Raffaitin (SAF) invitent les lecteurs à observer le ciel d’été et des nébuleuses et amas dans la Voie lactée, et K. Antier la pluie des Perséides.
Pour vous informer sur le numéro en cours et les numéros précédents, vous abonner, ou abonner votre laboratoire, voir https://lastronomie.fr.
Transmis par Nicole Mein
Pour faire passer vos messages, envoyez un mail au secrétariat SF2A (secretariat@sf2a.eu) avant le vendredi 18h pour une diffusion le lundi après-midi suivant.
Pour se désabonner de la newsletter, rendez-vous dans votre espace MaSF2A (www.ma.sf2a.eu)>Annuaire>Gérer votre fiche.

Comments are closed